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Naturopathe en médecine fonctionnelle spécialisée dans les maladies intestinales, chroniques et auto-immunes

La différence entre maladie coeliaque, intolérance et sensibilité au gluten

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Différences entre la sensibilité au gluten et la maladie cœliaque

Contrairement aux idées reçues, la maladie cœliaque, la sensibilité  au gluten ne signifie pas la même chose. Malheureusement, la plupart des médecins allopathiques ne sont pas à jour sur le sujet du gluten qui pourrait aider tellement de personnes aux prises avec des symptômes ou maladies auto-immunes et chroniques

gluten

Les effets du gluten sont très variés et ne se manifestent pas seulement au niveau de l'abdomen comme ont nous le fait croire depuis longtemps mais la plupart des personnes sensibles au gluten n’ont pas de maladie cœliaque (athrophie des vilosités dans l'intestin)  mais d’autres maladies ou symptômes. Donc, entreprendre des tests en quête de la maladie cœliaque seulement peut entrainer un diagnostic erroné et une détérioration de santé. 

Pour débuter, vous trouverez ci-dessous la liste des symptômes communs associés au gluten :

• Asthme,

• TDA/TDAH, Autisme,

• Maladie de la thyroïde,

• Rhumatisme articulaire,

• Syndrôme du côlon irritable, colite ulcéreuse,  maladie de Crohn,

• Migraine, maux de tête, neuropathie, vertiges, schizophrénie,

• Constipation, gazes, ballonnement, maux d’estomac,

• Psoriasis, eczéma,

• Fatigue,

• Dérèglement hormonale, infertilité,

• Perte de poids inexpliquée, prise de poids et obésité.

 

Combien de ces symptômes, avez-vous ? 

 

Traditionnellement, le terme « sensibilité au gluten » et « intolérance au gluten » ont été utilisés comme étant des synonymes de la maladie cœliaque, ce qui était autrefois le centre d’attention de l'ancienne façon de penser encore trop présente. Cette définition a créé beaucoup de confusion du fait du manque de clarté dans la distinction de ces appellations. Les recherches actuelles ont démontré qu’elles sont plutôt comprises dans des catégories différentes, d’où la nécessité de respecter cette différence.

Autrefois on pensait que la maladie cœliaque était la seule manifestation de la sensibilité au gluten. De nos jours, cette idée a évolué jusqu’à la considérer plutôt comme une des manifestations « rares ». « La maladie cœliaque » (appelée aussi sprue cœliaque, entéropathie sensible au gluten ou sprue non tropicale) est une manifestation de la sensibilité au gluten; en revanche, la sensibilité au gluten elle-même n’est pas considérée comme étant une maladie. La maladie cœliaque est une maladie auto-immune déclenchée par l’ingestion des aliments contenant du gluten chez les personnes génétiquement sensibles. Elle se caractérise par la présence d’une lésion visible à la biopsie intestinale qui est liée à une mauvaise absorption des nutriments. Le système immunitaire produit des anticorps aux protéines de gluten, qui attaquent la paroi intestinale (muqueuse intestinale). Puisque le corps est incapable de digérer la molécule de gluten, ceci cause un dégât interne dans le système. La maladie cœliaque est une maladie chronique du tube digestif interférant avec la digestion et l’absorption des nutriments. Elle est souvent considérée comme un trouble de l’absorption, dont le résultat est l’inflammation intestinale, préjudiciable pour la villosité intestinale. Ce trouble-ci qui réduit la surface de l’aire intestinale nécessaire pour l’absorption des nutriments et est appelé atrophie de la villosité. Note : La paroi de l’intestin grêle est bordée de villosités (des poils minuscules comme des poils de tapis Shaggy 😉 qui sont les véhicules des particules de nutriments vers le système sanguin. Les particules de nutriments décomposées sont normalement absorbées par les villosités afin de nourrir le corps. Cependant, lorsque les villosités sont mises en péril, les nutriments ne peuvent plus être proprement absorbés et, par conséquence, la personne finit par souffrir de malnutrition peu importe si elle se nourrit à base d’aliments naturels, sains et frais. D’où l’importance de comprendre que la maladie cœliaque ou l’entéropathie sensible au gluten n’est qu’une des manifestations possibles de la sensibilité au gluten.

La sensibilité au gluten est une réaction du système immunitaire aux diverses manifestations. Ce trouble se caractérise par une réponse anormale du système immunitaire suite à l’ingestion du gluten chez les personnes génétiquement sensibles. La sensibilité au gluten n’est pas une maladie comme l’est la maladie cœliaque ; elle est plutôt un facteur génétique qui entraine des réponses immunitaires anormales. À ne pas confondre avec une intolérance au gluten qui dans ce cas précisément signifie une difficulté mécanique à le digérer ou à l'absorber. Le terme intolérance peut porter à confusion si on le compare au test d'intolérances alimentaires qui lui fait référence à une production d'anticorps en réaction suite à la consommation de certains aliments. Dans le cas d'une intolérance au gluten on parle plus d'une déficience enzymatique ou d'acide chloridrique ou bien d'un mauvais feu digestif par exemple. Puis pour la sensibilité au gluten, plus précisément si l’on a un des gènes HLA-DQ. Le gène récepteur HLA-DQ est en alerte excessive (il devient un peu fou..lol)  lorsque l’on consomme du gluten et déclenche le système immunitaire de façon exagéré pour se défendre. Donc, il génère dans le système immunitaire une réponse provoquant une inflammation importante. En général, si cette inflammation est ponctuelle, elle n’est pas un problème; en revanche, lorsque le processus d’inflammation est chronique, ceci peut entrainer une multitude de problèmes.

Automatiquement,  la sensibilité au gluten nous fait penser à des désordres gastro-intestinaux et à des problèmes digestifs mais les études à ce sujet ont montré que la consommation de gluten chez les personnes sensibles peut entrainer une inflammation au niveau des intestins et dans d’autres parties du corps. A court terme, elle provoque des symptômes sans importance majeure, mais à long terme le patient est exposé à diverses maladies dont la maladie cœliaque ainsi que des rhumatismes, l’arthrite, l’ostéoporose, l’asthme, la fibromyalgie, le cancer, des troubles de l'humeur comme la dépressionet  problèmes cérébraux et neurologiques.

sensibilité au gluten

Manifestations extra-intestinales

Même si des symptômes neurologiques chez des patients ayant la maladie cœliaque ont été rapportées depuis 1966, seulement 30 ans plus tard on a démontré que la sensibilité au gluten entrainait, chez quelques individus, un dysfonctionnement neurologique. De plus, les manifestations extra-intestinales sans entéropathie n’ont été acceptées que récemment.

La sensibilité au gluten sans avoir la maladie cœliaque est un désordre qui émerge lentement (on le voit plus !!) et qui se caractérise par la présence de symptômes associés à l’ingestion des aliments contenant du gluten chez des patients qui n’ont pas la maladie cœliaque. On estime qu'il y en a dix fois plus  que chez de patients ayant la maladie coealique.

 

Tests pour diagnostiquer la maladie coeliaque et la sansibilitéau gluten

Pour se faire diagnostiquer comme ayant la maladie cœliaque et être qualifié comme patient ayant cette maladie, il est nécessaire de subir une biopsie et qu’il y ait une atrophie totale de la villosité et non partielle. Ce test est d'abord limité à établir la maladie cœliaque mais ne tient pas compte de la sensibilité au gluten. Puis, il est très peu fiable car les intestins sont environ d'une longueur de deux courts de tennis et la biopsie ne prend le tissu de quelques millimètres seulement. Il est possible que les dommages ne se situent pas exactement dans ces petits millimètres, n'est-ce pas ? Alors ce serait comparable à prendre une tasse d'eau de l'océan et affirmer que parce qu'il n'y a pas de poisson dans votre tasse, il n'y a pas du tout de poisson dans l'océan…

De plus, voici des phrases que disent souvent les médecins à leurs patients lorsque les villosités ne sont pas atrophiées;

 • « Il y a une évidence de l’inflammation mais ce n’est pas grave…

 • « Il n’y a pas encore d’atrophie visible ; donc pas de quoi se faire du mauvais sang… »

• « Il n’y a rien qui n’aille pas chez vous ! »

• « Vous pouvez continuer de consommer des aliments contenant du gluten… »

Il se peut même qu'on lui recommande de consulter un psychologue ou un psychiatre, étant donné que le test mené par le docteur n’a rien décelé chez le patient qui ne cesse de se plaindre de ses symptômes.
 

J’espère qu’un jour la définition et le diagnostic de la maladie cœliaque puisse se répandre (à l’extérieur de la médecine fonctionnelle, je précise) afin d’y comprendre les personnes ayant une villosité partielle ou d'autres symptômes de la sensibilité au gluten.

Cela éviterait d’attendre des années subissant des innombrables coloscopies/endoscopies et d'attendre une destruction totale des villosités avant d'agir. Aussi, pour avoir une meilleure vision de la maladie et puis reconnaître ses premiers symptômes avant que la maladie cœliaque soit à sa dernière étape de détérioration intestinale. Ceci permettra de la diagnostiquer et de la traiter de façon appropriée; donc, d’éviter des dommages plus graves !! Je garde aussi l’espoir que, dans un avenir proche, les docteurs et les spécialistes soient sensibilisés au sujet de la compréhension et définition de la sensibilité au gluten comme la sensibilité au gluten chez des patients n’ayant pas la maladie cœliaque et les désordres qui lui sont liés. Dans les deux cas, il ne faut pas négliger qu’elles se manifestent tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des intestins. Ainsi, les tests et les rapports clairs, ils pourront aller plus loin puis reconnaître la maladie cœliaque comme la sensibilité au gluten et les désordres qui lui sont liés et cela leur permettra de traiter les patients en conséquence.

Traitement de la sensibilité au gluten et de la maladie coeliaque

 Une fois le diagnostic confirmé, il est impératif d’en avoir conscience et d'y voir rapidement car;

  • des études révèlent qu’un pourcentage important de patients suivant un régime sans gluten traditionnel ne guérit pas !! 
  • suivre un régime sans gluten traditionnel  n’est pas suffisant pour rétablir la bonne santé ce qui explique pourquoi 92% des coeliaques ne vont pas mieux. 
  • pire, qu'en moyenne ces ces patients risqueront de développer 7 maladies auto-immunes au cours de leur vie si ils ne sont pas traités !! 

Maintenant que vous avez espoir d'aller mieux et de l'intérêt, je  vous expliquerai ce qu'est une alimentation vraiment sans gluten dans un prochain article. 

En terminant,je tiens à préciser que le gluten est souvent une cause majeure mais n'est pas toujours le seul coupable. En effet, il est important aussi d'adresser (à l'aide d'un médecin fonctionnel ) tous les autres irritants; intolérances alimentaires, parasites, prolifération bactérienne, métaux lourds, etc., qui peuvent stimuler anormalement le système immunitaire ou irriter les tissus comme les muqueuses intestinales ou les muscles par exemple.

Merci de commenter et de partager cet article aux gens avec la maladie coeliaque ou sensibles au gluten ou qui ont une maladie chronique ou auto-immune car il y a beaucoup de chances que cette personne soit sensible au gluten.





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2 Commentaires

  1. Bonjour,
    Excellent article comme d’habitude

  2. Super article.Merci pour le partage

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